Signe d’un printemps qui s’annonce et d’un été surchargé, Mars voit les festivals d’envergure annoncer leurs programmations pratiquement les uns après les autres. Le 77 Montréal et Heavy Montréal ont lancé le bal, avec des affiches correctes, un peu de redite en tête, mais avec des 2e et 3e lignes intéressantes. Le Pouzza Fest a peu de temps après renchéri avec une affiche ridiculement surchargée, en fait ils battent tous les records en ce moment et il sera difficile pour n’importe qui de s’y retrouver. Le Festival d’été de Québec a su trouver un équilibre entre valeurs sures, découvertes et scène locale, avec une polémique en prime quant à la présence féminine en tête d’affiche, problème qui afflige tous les festivals en fait, mais il aura fallu qu’on pointe le FEQ plus particulièrement pour que le débat renaisse. Le Diapason de l’année dernière avait subi le même genre de foudre, mais voilà, c’est le cas de tous les festivals ou presque. Même le plus progressiste des festivals, Osheaga, n’y échappe pas. Mais l’effort y est et l’affiche qui devrait plaire à plus d’un fan de moins de 40 ans, invite, entre autres, une égérie des femmes qui rock, Debbie Harry et son band Blondie, un exemple de la programmation tous azimuts du festival. Pas trop loin de la folie du Pouzza Fest, le Rockfest dévoilait lui aussi une affiche surchargée de testostérone, avec 7 lignes de valeurs sures, mais c’est la suite qui est plus intéressante, notamment avec le premier passage des Toy Dolls en terre canadienne, le retour épisodique des Marmottes aplaties et celui inespéré des Bons à rien. C’est maintenant l’heure des choix difficiles, à moins d’être riche et d’avoir 3 mois de vacances, où est-ce qu’on va? Et il reste encore quelques festivals à annoncer… Misère.