Sorties de la fin mars

Sorties de la fin mars

C’est un peu plus calme cette semaine au niveau des propositions de sorties, mais on en retrouve tout de même des sélections d’événements incontournables. En plus des Francouvertes qui se poursuivent, Ghostly Kisses et Vapeur lance respectivement un EP et Cedric Vieno un nouvel album. Appuyez sur les noms d’artistes et de groupes pour réserver vos places ou avoir davantage d’information sur ces spectacles qui se déroulent un peu partout à travers la province avec cette chronique remplie d’extraits vidéo et audio pour avoir un avant-goût de ce qui se passe sur scène. Bonnes sorties !

 

Catherine Durand

Dimanche 26 mars 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 20h

 

 

Les Francouvertes | Ronde 1 – Soir 6 | Laurence-Anne + Ariane Vaillancourt + Joey Robin Haché + Samuele (invité)

Lundi 27 mars 2017 @ Cabaret Lion d’Or, Montréal – 20h




 

 

Lancement d’album | Cedric Vieno

Lundi 27 mars 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 20h

 

 

Dévoilement de la programmation | Vue sur la Relève

Mardi 28 mars 2017 @ Divan Orange, Montréal – 11h

 

 

Vanwho

Mardi 28 mars 2017 @ Bar Palco, Montréal – 20h

 

 

Charlotte Cardin + Samuele | 6e édition du spectacle-bénéfice de l’Auberge Madeleine

Mercredi 29 mars 2017 @ Cabaret Lion d’Or, Montréal – 20h


 

 

Alexandre Poulin

Mercredi 29 mars 2017 @ Théâtre Petit Champlain, Québec – 20h

 

 

Lac Simon Charity Show | Clay & Friends + The Corks

Mercredi 29 mars 2017 @ Divan Orange, Montréal – 21h30


 

 

Party de financement de Production Culturelle | Gazoline + Caravane + Rednext Level

Jeudi 30 mars 2017 @ Complexe Méduse, Québec – 18h



 

 

MISC

Jeudi 30 mars 2017 @ Complexe culturel Félix-Leclerc, La Tuque – 19h

 

 

Des Ébauches + Kocmohabt

Jeudi 30 mars 2017 @ Matahari Loft, Montréal – 20h


 

 

GrimSkunk + Capitaine Révolte

Jeudi 30 mars 2017 @ Café Campus, Montréal – 20h


 

 

Chocolat + IDALG + Les Hôtesses d’Hilaire

Jeudi 30 mars 2017 @ Théâtre Fairmount, Montréal – 21h



 

 

Jerrycan + Sonia Brochet

Jeudi 30 mars 2017 @ Quai des Brumes, Montréal – 21h30


 

 

Lancement EP | Ghostly Kisses

Vendredi 31 mars 2017 @ MataHari Loft, Montréal – 19h

 

 

Rouge Pompier + invités

Vendredi 31 mars 2017 @ Bistro Côté-Sud, Bécancour – 20h

 

 

Aut’chose + Les Hôtesses d’Hilaire

Vendredi 31 2017 @ Salle du Moulinet, Terrebonne – 20h


 

 

Lancement EP | VAPEUR + ELIZA + GUS.TAVE

Vendredi 31 mars 2017 @ Quai des Brumes, Montréal – 21h30



 

 

Klô Pelgag

Samedi 1er avril 2017 @ Théâtre Granada, Sherbrooke – 20h

 

 

Valaire

Samedi 1er avril 2017 @ Chasse-Galerie, Lavaltrie – 20h

 

 

Les Deuxluxes

Samedi 1er avril 2017 @ Théâtre Fairmount, Montréal – 20h

 

 

Laura Sauvage

Samedi 1er avril 2017 @ Bistro Mouton Noir, Val-David – 21h

FacebooktwittermailFacebooktwittermail
La mort du CD

La mort du CD

Commotion dans le déjà fragile milieu du disque québécois, l’annonce de la faillite de DEP, l’un des principaux distributeurs de disques du Québec, en conséquence directe de la faillite du plus gros détaillant de disques au Canada, HMV. Quelque peu prévisible vu l’état des choses, c’est néanmoins un choc pour les étiquettes de disques qui faisaient affaire avec l’un ou l’autre et un sérieux avertissement pour les autres. Certains y voient le dernier signe vital d’un format qu’on annonce pourtant moribond depuis plusieurs années, mais qui malgré tout, persiste à survivre. On est loin de l’âge d’or des années 90, c’est vrai, mais bon an mal an, il se vend toujours des dizaines de millions de CD au pays et à travers le monde. Pas pire pour un mourant.

Le problème de HMV était son modèle d’affaires. Pour maintenir leurs bannières au sein d’un réseau de centre d’achats, ils devaient débourser des sommes faramineuses. Et quand la bulle du CD a éclatée, au lieu de déménager, ils ont opté pour diluer leur marque de commerce avec plein de cossins, mais sans se commettre envers le vinyle, dont on nous vante pourtant le retour depuis au moins 5 ans, si ce n’est pas plus. C’est plate pour eux, mais c’est de leur faute. Le pire dans l’histoire, c’est qu’ils entrainent dans leur déchéance une partie de l’industrie qui les a maintenus en vie à crédit si longtemps.

La disparition de DEP est peut-être le signe avant-coureur d’un déclin abrupt d’une certaine économie culturelle régionale. Mais que ça annonce la disparition du CD, pas si sûr. Les 3 grands de l’industrie vont continuer tant que le marché existera. Si aujourd’hui, il se vend encore 200 millions de CD par année et que la moitié de la planète n’a pas accès à internet, on peut présumer que le format a encore quelques années pour voir venir.

Parce que malgré tout ce qu’on en dit, le CD est et demeura supérieur à tous les supports ou médias qui ont pu exister pour transporter de la musique. Pas cher à faire, fiable, assez durable et la qualité sonore égale ou même surpasse le vinyle. Tout dépend de ce qu’il y a dessus.

Le vinyle c’est bien quand tu es chez toi, tranquille, avec personne qui saute ou d’enfants qui se font des châteaux avec les pochettes. Dès que tu sors de chez vous, bonne chance. Et foi d’ex-DJ, je n’étais pas fâché de mixer avec des waves au lieu de vinyles wavés.

Le stream ou le fichier mp3, ça peut faire la job. Jusqu’à ce que ton cell et/ou ton ordi pètent. Adios les 300 000 chansons.

Ou le stream, avec la facture de cell sur les stéroïdes et le plan ultra vitesse gros débit à 100 $ chez vous, tu finis par la payer cher ta musique gratuite.

La cassette, personnellement, je trouve que c’était le meilleur format jadis, mais on roule encore avec les vieux lecteurs et on ne voit pas un grand mouvement chez les manufacturiers pour répondre à une demande assez importante pour le justifier.

Mais son coût, son côté pratique et son accessibilité ont rendu de grands services à la musique, c.-à-d. le hardcore, le rap et le métal. Sans la cassette, pas sûr que tous les groupes qui se sont fait connaitre à l’époque auraient eu les moyens de se payer un vinyle ou un CD, qui étaient ridiculement chers à produire au courant des années 80/90. La cassette a été à la base de la révolution musicale née du punk DIY. Tout l’alternatif des années 90 vient de là.

Et le CD est venu tranquillement le remplacer. Aujourd’hui produire un CD coute 1 dollar et quelques. Un vinyle, $8 à $10 minimum. Une cassette (oui ça se fait encore), 2 $ — 3 $, moins si tu le fais maison, mais faut avoir le temps. Le numérique c’est gratuit au départ, mais c’est au long terme que ça se calcule et c’est jusqu’à la fin des temps ou presque. Mais c’est le même concept si tu es distribué et vendu en magasin, la proportion par rapport est à peu près la même. Sauf, encore une fois, si tu le fais maison, mais faut avoir le temps.

Et tout ça, c’est sans compter les heures investies pour faire cette musique, l’équipement, l’enregistrement, la pochette, etc. Si tu veux pouvoir amortir les coûts en revenus directs, le CD demeure encore le meilleur rapport investissement/retour. Tout dépend de ton public.

Si tu fais du jazz de Noël ou de la musique pour enfants, le CD est encore le meilleur médium. Pour du dad-rock ou du folk néo-vintage, c’est le vinyle. Du spazz-punk bruitiste, la cassette. Pour l’Indie-Rock ou l’Électro, les mp3. Et encore, on s’achète du Nina Simone en vinyle et du Buck Owens en mp3 aussi. Ça dépend vraiment de la clientèle. Et à moins que celle qui préfère encore acheter sa musique sur CD ne meure tout d’un coup, il est bien prématuré d’annoncer la mort du CD.

Ce qui risque de changer au courant des prochaines années, c’est l’endroit ou on achète notre musique. Au Wal-Mart au lieu du HMV ou iTunes au lieu du Wal-Mart. Le disquaire indépendant ou la plateforme internationale. La suite reflètera ces choix. Et on aura à assumer les conséquences.

Comme des faillites, des pertes d’emplois et des locaux vides. C’est plate, mais c’est de notre faute.

FacebooktwittermailFacebooktwittermail
Promenades sur mars

Promenades sur mars

Une pléthore de propositions de sorties est offerte à cette édition de la chronique hebdomadaire sur les spectacles à ne pas manquer. Au menu cette semaine, Sur le Corner en direct de Groove Nation, Les Francouvertes se poursuivent et les lancements de Mardi Noir, Blood & Glass, Jean-François Malo, Appalaches et l’ultime album de Pif Paf (qui a enlevé le Hangover de son nom). Les artistes sillonnent les routes du Québec, alors voici ces suggestions que l’on retrouve un peu partout et pour tous les goûts. Il suffit d’appuyer sur les noms d’artistes et groupes pour réserver vos places ou simplement avoir davantage d’informations. Bonnes sorties !

 

Give Me Something Beautiful + Loïko

Dimanche 19 mars 2017 @ Le Zaricot, Montréal – 20h


 

 

Sur Le Corner En Direct

Lundi 20 mars 2017 @ Groove Nation, Montréal – 19h

 

 

Les Francouvertes | Ronde 1 – Soir 5 | MCC + Lydia Képinski + Etienne Fletcher + Maritza (artiste invitée)

Lundi 20 mars 2017 @ Cabaret Lion d’Or, Montréal – 19h






 

 

Lancement d’album | Blood and Glass

Mardi 21 mars 2017 @ Café Cléopatre, Montréal – 20h

 

 

Will Driving West

Mardi 21 mars 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 20h

 

 

Lancement d’album | Jean-François Malo

Mardi 21 mars 2017 @ Quai des Brumes, Montréal – 20h Gratuit

 

 

Groenland + BEYRIES

Mercredi 22 mars 2017 @ Maison des Arts, Laval – 20h


 

 

Mauves + Fire/Works

Mercredi 22 mars 2017 @ Divan Orange, Montréal – 21h


 

 

Myriad3 (Toronto) + Parc-X Trio

Mercredi 22 mars 2017 @ Casa Del Popolo, Montréal – 21h


 

 

Lancement d’album | PIF PAF

Jeudi 23 mars 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 17h Gratuit

 

 

Lancement d’album | Mardi Noir

Jeudi 23 mars 2017 @ MataHari Loft, Montréal – 17h30

 

 

Amylie

Jeudi 23 mars 2017 @ Cabaret Théâtre du Vieux-St-Jean, Saint-Jean sur Richelieu – 18h

 

 

Pépé et sa guitare

Jeudi 23 mars 2017 @ Cabane Panache et Bois rond, Montréal – 18h Gratuit

 

 

Olivier Bélisle

Jeudi 23 mars 2017 @ Divan Orange, Montréal – 18h

 

 

Poni + Simon Kingsbury

Jeudi 23 mars 2017 @ Divan Orange, Montréal – 21h


 

 

Grimskunk

Jeudi 23 mars 2017 @ Le Cercle, Québec – 21h

 

 

Janime Jeanine présente | BEAT SEXÜ

Jeudi 23 mars 2017 @ Quai des Brumes, Montréal – 21h

 

 

Prieur & Landry

Jeudi 23 mars 2017 @ Nord Ouest Café, Trois-Rivières – 21h Gratuit

 

 

Sèxe Illégal

Vendredi 24 & 25 mars 2017 @ Théâtre Fairmount, Montréal – 19h & 21h30

 

 

Carotté

Vendredi 24 mars 2017 @ Cabane Panache et Bois rond, Montréal – 19h Gratuit

 

 

Isabelle Blais et Pierre‐Luc Brillant

Vendredi 24 mars 2017 @ Salle Claude-Léveillée (PDA), Montréal – 20h

 

 

Coco Méliès

Vendredi 24 mars 2017 @ Salle Pauline-Julien, Montréal – 20h

 

 

Chocolat

Vendredi 24 mars 2017 @ Chasse-Galerie, Lavaltrie – 20h

 

 

The Beatdown + invités

Vendredi 24 mars 2017 @ Quai des Brumes, Montréal – 20h

 

 

Le Trouble + Zen Bamboo + Mexican Candies

Vendredi 24 mars 2017 @ La Petite Boite Noire, Sherbrooke – 21h



 

 

Bellflower + Constance

Vendredi 24 mars 2017 @ O Patro Vys, Montréal – 21h


 

 

Robert Fusil et les chiens fous + La Carabine

Vendredi 24 mars 2017 @ Katacombes, Montréal – 21h


 

 

Série Hochelaga | Samito

Samedi 25 mars 2017 @ Maison de la culture Maisonneuve, Montréal – 20h

 

 

Lancement d’album | Appalaches + The City Gates

Samedi 25 mars 2017 @ Ritz PDB, Montréal – 20h


 

 

High Waters + Artifice Palace + Pallice

Samedi 25 mars 2017 @ La Vitrola, Montréal – 20h30



 

 

Mara Tremblay

Samedi 25 mars @ Bière au menu, Bois-des-Fillion – 20h30

 

 

Bernard Adamus

Samedi 25 mars @ Vieux Clocher de Magog – 20h30

 

 

Désiré Renard + La Barrique + Georges Oue

Samedi 25 mars @ Le Cagibi, Montréal – 21h


 

 

Peter Henry Phillips

Samedi 25 mars @ Le Mouton Noir, Val-David – 21h

 

 

Bellflower + Virginie B.

Samedi 25 mars @ Boquébière, Sherbrooke – 21h


 

 

Rednext Level

Samedi 25 mars @ Le Zaricot, Sainte-Hyacinthe – 21h

FacebooktwittermailFacebooktwittermail
Critique d’album – Héliodrome : Le Jardin des Espèces

Critique d’album – Héliodrome : Le Jardin des Espèces

Héliodrome – Le jardin des espèces

Endemik Records – 2017

 

On le sait, le rap, comme le rock, a évolué en différentes branches depuis que le Sugarhill Gang a mis le style sur la carte. Si aujourd’hui il semble omniprésent dans la pop et que l’underground pullule d’allitérations des phares du genre, une frange importante s’est tout de même investit à le faire évoluer et de l’amener dans des directions où old school et new school ne représentent plus l’avant ou l’après, mais plutôt un matériel qui nourrit l’œuvre pour tenter de définir la suite.

Héliodrome, qui propose ici un 3e album complet, est un bon exemple de cette exploration des confins du rap. Mené par Khyro, ex-Atach Tatuq, et Pascal Langlais, le groupe formé également de Pierre-Guilhem Roudet, Samuel Bobony et Éric Gingras repousse les étiquettes en s’en forgeant une qui leur est propre. Si Khyro se réclame toujours du rap, sa livraison et la structure des textes le confirment, la musique quant à elle n’en a rien à faire et pousse la forme en imbriquant différents courants comme le rock, le free-jazz et la musique expérimentale pour créer une trame hypnotique qui porte aussi loin que la proposition poétique de Khyro.

Flirtant avec le rendu du slam, Khyro plonge sa plume dans son monde intérieur pour coucher sur l’album et la scène le fruit d’une introspection qui sans être mélodramatique, témoigne d’une certaine douleur, mais surtout d’une lucidité qui transcende les allégories construites pour la rendre moins brutale. La trame sonore s’avère parfaite pour nous entrainer au sein de cet univers parfois glacial, mais où l’on peut reconnaitre des paysages familiers et qui nous amène vers une introspection personnelle plus ou moins confortable.

De par sa forme et son contenu, Héliodrome ne cherche pas à nous conforter dans nos habitudes. Et même si la filiation est évidente, son passé n’est pas une indication de son présent ni de son futur. L’exploration demeure la seule constante. Si l’un des albums, eps ou projets parallèles vous a choqué, plu ou laissé indifférent, cette nouvelle proposition mérite que vous y prêtiez à nouveau l’oreille. Que ça soit pour confirmer ce que vous en pensez ou pour l’écouter avec de nouveaux paramètres, l’expression singulière d’Héliodrome a l’ambition de ne pas se réfugier dans le confort et de confronter les idées reçues tant du côté du rap que de la musique expérimentale. Parce que le résultat ne saurait être défini par une seule étiquette et qu’en cette époque de hashtag et d’algorithmes, la marge représente encore un espace de liberté qu’il faut préserver et cultiver. Avec le Jardin des Espèces, Héliodrome sème et récolte un fruit différent qui surprend et alimente une partie du corps souvent négligée par la musique aujourd’hui, la tête.


FacebooktwittermailFacebooktwittermail
Extra Fools

Extra Fools

Du vieux nouveau de la part de General Fools. Enregistrés en vue de figurer sur le 7’’ Pathetik Pik Nik et parus sur la cassette Total Fools, aujourd’hui introuvable, revoici les 2 morceaux qui manquaient à l’œuvre complète de General Fools. Ils ont été ajoutés à la liste de lecture de General Fools et sont disponibles en téléchargement gratuit via la boutique ou ci-bas (cliquez les titres pour télécharger).

Misanthropy

 

Total Tribal


FacebooktwittermailFacebooktwittermail
I love you South by Southwest

I love you South by Southwest

Arrive ce moment de l’année où j’ai encore le feeling que j’avais quand j’étais sur le point de partir pour Austin, pour SXSW. J’ai vu ce festival apparaitre sur mon radar quand je travaillais aux Foufs début 2000 et j’y étais allé pour voir la bête et repérer quelques bands qui pourraient potentiellement fitter sur la scène du particulier établissement. Coup de foudre du tripeux de musique et enthousiasme du rookie, j’ai quadrillé le quartier d’Austin ou était contenu alors la plupart des showcases/parties comme un mongol et rendu au dimanche matin, j’étais mort. Mort, mais heureux. 4 jours de musique intensive, plus le Flatstock et la bouffe de rue, encore inexistante à Montréal à l’époque, et surtout Austin, encore tout croche, mais du bon tout croche, américa dans le tapis, mais en même temps, pas tant. Différente vibe.

J’y ai assisté ensuite 7-8 fois, selon la job du moment, pour finalement y travailler en tant que tel à mes 2 derniers passages. La dernière fois, rendu au dimanche matin, tout aussi mort, j’étais un peu moins heureux. Je ne sais pas si c’est le gars blasé qui ne voyait plus la magie, mais ce matin-là, je me disais « pu jamais ». Le Emo’s était encore à sa place, mais on sentait un certain switch dans la vibe du festival. Faut dire que le volet « Interactive » devenait de plus en plus populaire et par conséquent, la clientèle de ce volet était peut-être un peu moins rock’n’roll que celle du volet musique. Secteur du SXSW central depuis ses débuts, la musique était toujours aussi importante, mais les conséquences de l’évolution du bizness chambardaient pas mal le bizness as usual des années précédentes. La joie ambiante était moins forte on dirait.

Bref, changement de job oblige, je n’ai plus eu de raison d’y retourner depuis sauf le goût d’y aller juste pour le fun. Je reçois encore les newsletters et le reste, je suis le beat de leur build-up et arrive Mars, je me cherche une raison d’y aller, considère ma situation monétaire et les conséquences d’aller dépenser sa vie pour 4 jours de musique intraveineuse, pis je laisse faire. Mais le goût est toujours là, année après année. Même si on dit que ça a beaucoup changé, que le quartier s’est gentrifié, que le Emo’s est déménagé et tout le reste. Don’t care. Un moment donné je vais y retourner et je me ferai ma propre idée.

Surtout qu’avec le temps, je suis sorti du quartier et j’ai découvert un autre Austin que j’aime autant sinon plus que ce que SXSW veut bien nous montrer. À la limite, je pourrais y aller à un autre moment, mais je suis certain que j’aurais le même feeling dans le ventre de ne pas vadrouiller sur Red River en passant d’un bar à l’autre et de m’accrocher les pieds dans le plus heavy que je pourrais trouver. Fait que, un moment donné…

Mais pas cette année, ça n’adonne vraiment pas. Mais j’ai la boule dans le ventre et je vais surement faire un blackout de ceux dans mon réseau qui y sont pour la semaine. Du moins essayé. Je vous hais.

Ce n’est probablement pas le meilleur festival au monde et les résultats concrets pour les bands/bizness/organismes d’ici ne sont peut-être pas à la hauteur de ce qu’on y investit, mais comme trip, même pour un vieux rocker blasé, reste inégalé pour moi. Et c’est pourquoi, presque 15 ans plus tard, je pense encore à mon premier SXSW en souriant. Un jour, ça sera mon tour.

FacebooktwittermailFacebooktwittermail