Cannabis au Canada – Chronique d’un chaos prévisible.

Cannabis au Canada – Chronique d’un chaos prévisible.

On le sait, le gouvernement fédéral envisage de légaliser la consommation et la vente de cannabis à des fins récréatives à compter du 1er juillet 2018, si tout va bien. Plusieurs voix se sont élevées pour s’opposer ou suggérer des cadres particuliers, comme l’âge légal pour en consommer ou la façon que le produit sera vendu. Certains ont évoqué un modèle semblable à la Société des Alcools ou via les pharmacies, mais jusqu’à maintenant, rien n’est clair quant aux côtés pratiques et techniques de ce commerce au Canada et surtout, comment chaque province choisira de le faire.

Plusieurs consommateurs ont espoir qu’un modèle comme celui du Colorado sera choisi, où avec un certain cadre légal, le commerce est l’équivalent d’un « liquor store » et ouvert à quiconque capable de répondre aux exigences de la loi. Les clients doivent avoir 21 ans et ne peuvent posséder plus de 28 grammes de cannabis ou de THC, sous forme de produits dérivés comme la nourriture, des huiles ou autres. Les lois quant à la fumée ou la conduite avec facultés affaiblies s’appliquent, tout comme la consommation en public ou en présence de mineurs.

Les mêmes lois s’appliquent également en Uruguay, qui a choisi d’encadrer la vente sous un modèle étatique, avec une limite d’achat mensuelle de 40 grammes. Par contre, plusieurs déplorent que les dispensaires tardent à ouvrir et que la qualité laisse à désirer.

Chacun de ces modèles permet aux citoyens d’en cultiver pour leur usage personnel, avec des limites de possession moins restrictives que celle qui régit le commerce. En Uruguay par exemple, chaque citoyen peut faire pousser jusqu’à 6 plants chez lui ou former un club pour mettre ces limites en commun et multiplier le nombre de plants.

Même si techniquement illégaux au Canada, les clubs compassions fonctionnent un peu sur le même modèle, additionnant les droits de culture de chacun de leurs patients pour posséder et distribuer les produits du cannabis. Légalement, les citoyens ayant reçu une ordonnance d’un médecin avec les autorisations pour le faire, doivent se procurer le produit via des distributeurs reconnus par le gouvernement fédéral et ne peuvent posséder plus que ce qui leur a été prescrit par mois. Mais comme le système a tardé à être déployé et que longtemps, la qualité n’était pas au rendez-vous, les restrictions ont été challengées en cour et ont permis aux clubs compassion de se déployer entretemps. Mais comme la tolérance de ces commerces dépend des municipalités, leur présence est limitée et leur exploitation demeure légalement risquée. Le nouveau projet de loi demeure vague quant à cet aspect de la distribution et fera surement l’objet de discussions spécifiques, on l’espère, dans le même souffle que l’aspect récréatif.

Mais force est de constater qu’à 12 mois de la prétendue mise-en-place de la loi, peu ou pas de détails sont connus quant à l’application de celle-ci et de la mécanique qui l’encadrera. On apprend par contre que l’industrie s’organise et que, ô surprise, des proches du Parti Libéral du Canada font partie de ces initiatives qui, ô hasard, ont eu les fameuses autorisations pour procéder. Ce qui nous laisse croire que, contrairement à d’autres promesses électorales comme la réforme du mode de scrutin, la loi sera malgré tout en vigueur à la date prévue.

Qu’un relatif chaos suivra, c’est prévisible. Que des chaines de Walmart du cannabis vont probablement voir le jour, au milieu des différentes entreprises plus ou moins indépendantes qui ne manqueront pas de pousser un peu partout au pays. Le temps que les provinces réagissent et réglementent à leurs façons ce que le fédéral aura balancé dans leur juridiction. Ensuite viendront les législations municipales et même selon les arrondissements, si on se rapporte à Montréal. Si c’est maintenant la confusion, ce n’est rien comparé à ce qui se passera après le 1er juillet 2018. Bienvenue au Far-West.

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Ça fait longtemps qu’j’ai arrêté d’chanter

Ça fait longtemps qu’j’ai arrêté d’chanter

 

Ça fait longtemps qu’j’ai arrêté d’chanter. Autour de 17 ans, la nuitte à Terrebonne, j’avais l’habitude de m’rendre a’ec mon discman à l’ïle-des-moulins ou ben donc à Hauteville pour m’époumoner en me prenant pour le chanteur d’Alice In Chains. J’crachais des harmonies improbables à plein poumons. Si j’faisais souvent ça en cachette en me rendant le plus loin possible de la civilisation, y m’arrivait aussi de m’en calicer ben raide pis d’continuer à chanter pareil si j’rencontrais quelqu’un sur le trottoir. T’as pas toujours le temps d’allé t’cacher pis des fois l’envie de chanter quand c’est ta toune est trop forte pour attendre d’être rendu assez loin pour que pu parsonne t’entende. M’en crissais par boutte. Surtout quand c’était Downward spiral de Nine Inch Nails où d’autres affaires violentes de même. C’était toujours de bon coeur, mais rarement les bonnes paroles qui sortaient de ma yeule (j’comprennais pas encore l’anglais dans l’temps). Ce que je savais par contre c’est qu’au moins j’chantais ben. J’avais le swag pis l’attitude. J’pratiquais mes mimiques pis mes moves pour plus tard. Pour quand que j’allais être une rock star.

De c’te manière-là, j’ai été Matt Johnson de The The, Martin L. Gore de Depeche Mode, Robert Smith de The Cure pis Frank Black dins Pixies. J’chantais mieux qu’les frontmen des bands que j’écoutais. J’aurais pu remplacer au pieds levé n’importe quel d’entre-eux. J’savais pas les paroles exactes, mais en show, anyway, tu comprends jamais rien de qu’est-ce qu’ils disent. Sans le savoir peut-être, j’avais inventé le mumble rap avant l’heure. J’ai été Jean Leloup itou l’été où la cassette de L’amour est sans pitié est sortie. J’l’avais appris par coeur. J’avais acheté la cassette quand était sortie fait que moé, j’avais la version de avant qu’ils rajoutent 1990 pis La décadence dessus. Ça arrêtait à Smoky Man.Le fun de chanter du Jean c’est que c’était en français au moins (enfin presque). J’savais c’que j’disais. L’monde m’appelait The Wolfe. J’avais sa coupe, ses coats pis son smile. J’étais l’gars qui chantait super fort Cookie quand y marchait dans rue.

Dans le temps qu’Check your head des Beastie est sorti, j’avais trouvé dins vidanges des headphones vintage à l’os. Années 60 style. Des osties de grosses coquilles blanches avec des EQ pis des pitons de volumes de chaque bord. Y marchaient mal. Mon chum Éric Élias pis son père, quand y ont vu ça, ils me les ont réparées pis rembourrées a’ec d’la mousse. Ça sonnait que le tabarnak! Mais j’avais l’air d’un extra-terrestre a’ec ça su’a tête. Me promenais le soir ben gelé à l’ïle-St-Jean a’ec Siamese dream de Smashing Pumpkins au bout dans l’casque. J’faisais tou’és cris d’bébé qu’on étripe de Billy Corgan tout pareils. Proche d’la passerelle le soir, y a parsonne qui va se promener là. Tu rencontres jamais parsonne. Fait qu’tu peux chanter jusqu’au bout de ton souffle sans t’faire poigner. C’est comme quand t’es dans ton char sur l’autoroute pis que c’est ta toune de Céline Dion qui passe pis qu’tu peux la scrapper autant que tu veux en chantant par dessus parce qu’il y a parsonne qui peut t’entendre. Sauf j’ai jamais eu d’char.

M’manquait rienque de m’monter un band pis de m’trouver des paroles à moé. J’pouvais te chanter du Sisters of mercy comme du Rage against the machine. J’pouvais interprété n’importe quelle partition. J’aurais pu t’faire un disque de Jane’s addiction le soir pis du Kate Bush le lendemain matin. J’étais rendu assez bon qu’je me suis dis que la seule manière d’faire carrière là-d’dans c’était d’allé vivre à Montréal. Fait qu’chus parti. Avec ma pile de disques compact, mon discman pis mon rechargeur de batteries.

Quand chus arrivé en ville, j’ai essayé de continuer d’chanter dans rue a’ec mes headphones d’enfoncées su’a tête. Mais j’avais juste l’air d’un crisse de fou. J’trouvais pas de place ni de grand espace pour m’exprimer. À Montréal, y a toujours quelqu’un quelque part pour t’entendre même si tu chantes dans l’fond d’une ruelle. Pis j’pouvais pas m’mettre à chanter chez nous non plus. La voisine d’en bas. Des fois, j’poussais la turlute on my way to the subway Joliette. Une couple de phrases vite vite. Pas plus. Pas trop forte non plus. Ça se peut que quelqu’un te suive ou qu’il en ai un autre qui s’en vienne plus loin pis que t’as pas encore vu. On sait jamais. Fait que j’ai commencé tranquillement à farmer ma yeule. De plus en plus. De moins en moins d’son. Jusqu’au silence complet.

Lentement la ville te tue pis t’étouffes. Au début, tu salues tout l’monde tu rencontres. Par habitude. Comme quand t’habitais à Terrebonne. D’où tu viens, tu connais tout ceux que tu croises. Les premiers temps, tu continues à faire des smiles comme si tu te promenais à L’Île-des-Moulins, mais tu t’rends compte tranquillement que tu connais parsonne dans l’fond, qu’les gens en ont rien à crisser d’toé. Ils veulent juste faire leu’ p’tites affaires d’leu’ bord sans s’faire écoeurer. Soit qu’ils t’prennent pour un débile quand tu leu’ parles, soit qu’ils pensent que tu leu’ quêtes du change. Fait qu’peu à peu tu vas pu à recontre de personne. Tu t’ramasses tu-seul parmi une gang de tu-seuls ensemble. Le refrain de I Stay away dans toune d’Alice in chains devient un hmm hmm à peine audible dans l’fond d’ta gorge quand tu l’as fais jouer dans tes oreiles. Pis ben vite pu rien pantoute. Y a juste les écouteurs qui émettent des sons. T’as même pu l’air d’être en train d’écouter d’quoi. Ça pourrait qui ai rien qui joue. Pis même si tu voulais pousser une note, t’as tellement perdu l’habitude que c’est rendu qu’t’as pu d’voix.

J’ai fini par devenir chanteur pour de vrai. Mais juste du rap. Pas d’belles notes pis tout. Rien qu’du parlage par dessus des loops. Pas de grosses notes poussées du fin fond du ventre. Le plus proche que chus allé de chanter pour vrai c’est quand j’me su pris pour Johnny Lydon sur un stage a’ec Gatineau. Sinon, j’sonne souvent flat. J’ai choisi le style musical le plus loin possible de David Byrne. Même si j’voulais, j’pourrais pu. J’sais pu comment on fait. J’ai oublié la manière de m’laissé aller itou. J’ai perdu ma voix en traversant l’pont Pie IX en 95. J’ai tout arrêté ça en arrivant à Montréal. Ça fait longtemps qu’j’ai arrêté d’chanter.

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Spectacles printaniers

Spectacles printaniers

Après une courte pause la semaine dernière, la chronique des spectacles est de retour avec cette édition remplie d’événements exaltants. En plus de la finale des Francouvertes et le Psych Fest avec sa programmation qui sort de l’ordinaire, ce sont les lancements d’albums de Prince Ali-X, Jessica Moss, La Forêt Rouge, Wave Soup, et un EP de Fet.Nat, qui sont à surveiller cette fois-ci. Il suffit d’appuyer sur les noms de groupes ou artistes pour être redirigé vers les billetteries ou simplement avoir plus d’informations sur les différents concerts et bonnes sorties !

 

 

Les Francouvertes : La grande finale de la 21e édition

Lundi 8 mai 2017 @ Club Soda, Montréal – 19h30

 

 

Lancement | Jessica Moss • Fiver

Mardi 9 mai 2017 @ La Sala Rossa, Montréal – 20h30


 

 

Mathieu Bérubé

Mercredi 10 mai 2017 @ Rond-Point (Cégep Marie-Victorin), Montréal – 12h15

 

 

DISTORSION PSYCH FEST 2017 | The Colossus of Destiny: A Melvins Tale • CRABE

Mercredi 10 mai 2017 @ L’Esco Montréal – 19h30


 

 

Lancement | Prince Ali-X et ses Ambassadeurs

Jeudi 11 mai 2017 @ Rialto, Montréal – 19h

 

 

Bleu Jeans Bleu • Cherry Chérie

Jeudi 11 mai 2017 @ Quai Des Brumes, Montréal – 20h


 

 

DISTORSION PSYCH FEST 2017 | Paupière • Acid House Ragas • Wizaard • Divino Niño • Anemone

Jeudi 11 mai 2017 @ Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, Montréal – 20h




 

 

Lancement | Wave Soup

Jeudi 11 mai 2017 @ Medley Simple Malt, Montréal – 20h

 

 

Moderna Records | Ed Carlsen • Fredrik Gran • Justin Wright

Jeudi 11 mai 2017 @ Casa Del Popolo, Montréal – 20h


 

 

Babins

Jeudi 11 mai 2017 @ La Petite Boite Noire, Sherbrooke – 21h

 

 

Vue Sur La Relève | Le Black Hole • La Valérie • Le Winston Band

Vendredi 12 mai 2017 @ La Place des Festivals, Montréal – 12h Gratuit


 

 

Lancement | La Forêt Rouge • Terrific Cindy • Sound of the Mountain • Dead Squirrels

Vendredi 12 mai 2017 @ La Brasserie Beaubien, Montréal – 21h


Aut’Chose Captain Trigger

Vendredi 12 mai 2017 @ Bar Le Magog, Sherbrooke – 21h


 

 

Helena Deland • Fog Lake

Vendredi 12 mai 2017 @ Le Zaricot, Saint-Hyacinthe – 20h


 

 

Vue Sur La Relève | La Famille Ouellette

Samedi 13 mai 2017 @ Divan Orange, Montréal – 12h

 

 

DISTORSION PSYCH FEST 2017 | We Are Wolves • Co/ntry • Avec le Soleil Sortant de sa Bouche • Ellemetue

Samedi 13 mai 2017 @ Église Saint-Enfant-Jésus du Mile-End, Montréal – 20h30




 

 

DISTORSION PSYCH FEST 2017 | Fet.Nat (lancement) • Yonatan Gat (DJ set) • TEKE TEKE

Dimanche 14 mai 2017 @ L’Esco, Montréal – 18h

 


 

 

Mélanie Venditti • Jean-François Malo • Foisy.

Dimanche 14 mai 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 20h



 

 

Ariane Zita • Gabrielle Proulx

Dimanche 14 avril 2017 @ Divan Orange, Montréal – 21h30


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La sécurité

La sécurité

Même si je vais voir plein de shows depuis que je peux, les fois où je suis allé au Centre Bell ou au Forum jadis, se comptent sur 2 mains. Vrai, je suis plus alternatif/scène locale/émergent, mais j’aime aussi les classiques (je regrette encore de ne pas avoir été au show des Beach Boys avec Brian Wilson), mais à 75 $ le billet, j’ai rarement le budget. Et comme on peut voir 10 shows avec le même budget au Divan ou au Turbo, je préfère ce genre de salle.

Mais des fois, j’y vais, parce qu’on a eu des billets gratuits la plupart du temps. Le dernier show que j’y avais vu c’était Black Keys, avant c’était les White Stripes, fait que ça fait un bout. Même chose pour le hockey ou Disney on Ice, ça fait un bout.

J’y suis retourné dernièrement, pour le show de Zaz, une expérience particulière pour plein de raisons, mais surtout qui a commencé de façon désagréable.

J’ai eu la surprise de voir les mesures de sécurité maintenant en place, avec les portillons/détecteurs de métal, dignes d’un aéroport ou des douanes américaines. Vraiment ? On est rendu là ? Je comprends le fouillage de sacs, même si c’est ça aussi exagéré et que souvent ça n’a rien à voir avec la sécurité, mais passons.

Peut-être que ces détecteurs de métal sont vraiment nécessaires parfois, je ne connais pas trop la clientèle du Centre Bell, peut-être que ça brasse des fois, mais on s’entend qu’à un show de Zaz, les risques de grabuge sont assez mince, sinon inexistant. Mais pour une raison x, la sécurité était aussi lourde qu’à un gala de lutte « bring your weapon ».

En tant que propriétaires de la place, ils peuvent bien mettre la sécurité qu’ils veulent. Et ce que j’en dis, ce n’est pas très important, je ne suis pas le client type. Mais je ne peux m’empêcher de constater une tendance. Comme si la psychose post-9 septembre 2001 avait atteint plus que les autorités diverses maintenant armées jusqu’aux dents.

Et nous, on a appris à docilement se mettre en rang, à vider nos poches et enlever nos souliers, tout en se faisant regarder comme un potentiel terroriste et tâter l’entrejambe. Sans rouspéter, parce que le reste du troupeau n’aime pas quand ça rue dans les brancards. Et c’est bien ça le pire.

Parce que ces mesures de sécurité, c’est comme si ça faisait l’affaire de la majorité, qu’à force de suggestions de sa nécessité, on en est venu à accepter que tout le monde est peut-être un criminel, vaut mieux ne pas prendre de chance. Qu’on est jamais trop prudent.

Mais toute cette prudence et cette méfiance, ça ne fait qu’éloigner un peu plus tout le monde. Ça cultive la peur. Peur de l’autre, de l’étranger, du monde qui évolue. Ça encourage un repli sur soi et l’érection de nouvelles barrières, physiques ou mentales, qui nous isolent encore plus. Et qu’à force de réduire l’espace commun libre, c’est justement cette liberté qu’on brade contre une sécurité factice qui profite surtout à ceux qui ont intérêt à ce qu’on ait peur.

Parce que quand on a peur, on en vient à accepter ce qui auparavant nous semblait inacceptable. Comme de se faire fouiller avant d’aller voir une game de hockey ou un show. Et bientôt, ça sera à l’épicerie et dans le métro. Et la majorité trouvera ça normal.


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J’ai pu le goût d’être DJ

J’ai pu le goût d’être DJ

J’ai pu l’goût d’être dj. Pu le goût à cause des propriétaires de bars qui décident de te crisser dewors à dernière minute, 2 heures avant ton shift le soir de la St-Jean-Baptiste. Pu l’goût parce que t’as pas de sécurité. Que t’as pas de filet. Que tu te fais mettre à porte sans préavis. Qu’on te manque de respect comme ça sans crier gare. Qu’il faut que tu fasses ton beau pis ton cute pis ton fin pis ton bon garçon pareil. Va pas chialer contre le bar qui te crisse dewors sur Facebook sinon t’en auras pu d’gig mon homme! Mais des fois ils le mériteraient. Parce qu’une fois que c’est fini, tu peux même pas te battre pour faire valoir tes droits. T’as pas d’droits! T’as pas d’union! T’as pas de syndicat! Crisse, t’es même pas sur le payroll tabarnak! Fait que comment veux-tu que?… T’es juste un dude qui met des playlists selon eux. Le concierge est plus respecté que toé. Y est sur le payroll lui au moins. Pis ils pensent que ça a donc l’air facile pis tout. C’pas compliqué mettre des tounes kid. Ouin… c’est c’que tu penses. Ça se fait pas tout seul le gros. Mais bref, si t’es pas content, y en a un autre pour prendre ta place pis pour moins cher. Un petit jeune pas de talent avec son ordi pis sa souris qui va cliquer sur des affaires dans iTunes en faisant des smiles aux clients pis dont le seul talent sera de caller half-price sur les shooters 2 h du matin. On s’en calice ben de c’qu’il met. Il a des amis en masse qui viennent le voir. Ça remplit l’bar. Mais une fois que ses chums se seront écœurés de venir, ben lui aussi on va la mettre dewors pour un autre dj moins cher pis plus famous. Pis lui aussi, quand ça fera pu l’affaire, on mettra Spotify. Ça, ça fait la job. Ça chiale pas, ça rentre à l’heure. Ça a pas d’égo. Pis ça coûte genre juste 10 piasses par mois.
J’ai pu l’goût d’être dj. À cause des heures de fou. Du lifestyle. De la nuite qui en fini pu des fois. Quand ça te tente pu. Que tu sens que t’as pu d’tounes à mettre. Que t’as mal à tête. Que t’en es à ton troisième Red Bull géant pour tenir la route pis que tu la tiens justement pu parce que t’es sur ton down de sucre pis qu’tu feeles pas pantoute. Pu l’goût pour les calices de drinks poches que t’es pogné pour boire quand tu mixes dans des bars poches où les serveurs savent pas c’est quoi la mixologie. Pour les jus d’orange en fontaine dégueulasses. À cause que tu commandes un Coke à 22 h en branchant tes tables pis que tu le reçois pas avant minuit et demi parce que les serveurs, c’est pas capable de mémoriser les clients sans l’aide de leur numéro de table pis que toé t’en as pas. Ça leur rentre pas dans la mémoire que tu peux peut-être avoir soif toi aussi. J’ai déjà fait une gig dans un bar de skate où j’ai pas pu boire une seule goutte sur un shift de 5 heures pour cette raison. À cause du monde saoul pis que toé t’es straight comme un pape.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que ça fait que chus tout le temps tout seul. Pour toutes les fois où j’ai vu l’amour de ma vie sur le dancefloor pis que j’ai pas pu y parler parce que j’étais quelque part entre du Calvin Harris pis du David Guetta pis que je pouvais pas quitter mes tables pour allé y parler. Pour le désappointement de la voir partir à 3 h avec un autre. Un gars tellement réchauffé que tu sais que contrairement à toé c’te nuite-là, lui, il sera pas capable de bander. Parce que chus obligé de rentrer en taxi tout seul après pour allé me crosser. Parce que c’te nuite-là, j’va m’coucher à 8 h du matin encore ben high de caféine pis speedé de ma soirée. J’va rentrer tellement frustré de ma soirée que je vais me rebrancher tout de suite en arrivant pour continuer à mixer et faire le set que j’aurais voulu faire au bar c’te soir-là. Parce que le dimanche chus pas capable de me lever avant 4 h 30 de l’après-midi pis que je serai pas capable de sortir de mon litte avant deux jours tellement chus décalicé. Même quand j’ai pas bu rien qui saoule. Ça fait que le lundi, j’entreprends rien avant qu’on soit au moins jeudi en fin d’après-midi pis que rendu là, il est déjà trop tard pour commencer ma semaine parce qu’il faut que je parte mixer à nouveau pour recommencer mon cycle de fou de fin de semaine.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que ça fait 4 ans que j’écoute pu mes bands cultes ni d’albums de A à Z, de disques qui ont été significatifs pour moé. À cause que chus pogné pour écouter à longueur de semaine tout le plus pire de la marde qui sort côté pop. Pis le pire, c’est qu’il faut que je les apprenne par cœur ces crisses de tounes-là, que j’apprenne à les mixer, que je mette des cues dessus pis que je me les tape en boucle en tentant de mémoriser un bout de refrain pour avoir l’air «full dedans» quand j’va les dropper dans le prime time de la soirée t’à l’heure. Ça me gosse parce que les soirs de semaine je peux voir personne parce que je suis occupé à devoir faire ça. Perdre mes soirs de semaine tout seul chez nous afin de pouvoir gagner ma vie le week-end. Parce que je me trouve jamais assez bon non plus. Y a toujours de quoi à améliorer, un trick à pogner. J’ai mixé 8 heures par jour pendant 6 mois non-stop chez nous chaque jour depuis que j’ai acheté mes deux tables tournantes pour arriver à avoir un mixe smooth as butter avec des vinyles. Juste ça. Y en a tellement d’autres, des djs, en ville. Y a de la compétition, mettons. Parce que je mixe dans un bar de marde sur une rue où personne passe pis que j’aspire à dropper de tounes dans les plus gros clubs d’la rue St-Laurent. Ça a toujours été le target. Fait que je me pratique je me pratique je me pratique tout seul chez nous avec le son au bout dans mes écouteurs. Tout seul. Encore.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que ça a jamais de fin c’t’affaire-là. Aussitôt que t’as downloadé les nouvelles tounes pis que t’as mis tes cue points pis que tu penses avoir fini, y a une autre trollée de chansons qui sortent le lendemain toutes aussi nulles pis insipides, mais tout aussi indispensables à ton dj set pis que ça te les prend absolument pis qu’il faut que tu recommences ce que tu viens de finir. Pis parce que dans le fond, c’tes tounes-là, tu les mets même pas au final parce que le monde là, ce qu’ils veulent entendre là, c’est les mêmes vieux hits rassurants de quand ils ont été adolescents. T’as ben beau dropper le dernier shit, les gens vont pas se lever pour danser tant que tu leur passeras pas Gangsta’s Paradise.
J’ai pu l’goût Dj. Parce que ça veut fucking pu rien dire. Dans l’temps de Dj Horg, fallait que tu achètes tes vinyles avec ton argent de poche, que tu digs, que tu cherches, que tu travailles tes affaires pis que tu te présentes au bar avec genre 6 caisses de lait remplies à raz bord de galettes en plastique. Que ça voulait dire de quoi, que c’était un standing social pis une dévotion à ton métier. Fallait que tu aimes ça en crisse pis que tu en manges en tabarnak pis que tu pratiques en ostie juste pour être capable d’enchaîner deux tounes. Parce qu’astheure tu te fais remplacer au pied levé par un moron qui vient de downloader une application de mixage sur son iPhone pis qui va pas rien charger au bar parce qu’il fait ça juste pour le fun, le love de l’art comme on dit, en échange d’un ou deux drink gratis. Parce que depuis que tout le monde est dj, personne ne l’est plus vraiment. J’ai l’air de critiquer tout ça, mais j’ai pas à chialer parce que j’ai commencé de même moé itou. Quand chus arrivé à la taverne St-Sacrement, j’étais sur VirtualDJ avec mon seul trackpad en guise de contrôleur. Un step en dessour de ça, je mixais sur iTunes genre. Ou presque. Anyway. You know.
J’ai pu l’goût d’être dj. Je veux juste être comme tout le monde ciboire! Les vendredis pis les samedis, le monde normal qui sont en couple sortent, font de quoi, dorment ensemble, vont au chalet. Les célibataires sortent pour se trouver de quoi à fourrer après la soirée. Moi chus tanné d’être de l’autre bord de la vitre du monde. C’t’une image poétique là mon chum. Toé tu mets des tounes pour le monde qui ont du fun. Le party c’est toé qui le fais. Mais dans le fond t’es en lien avec personne. Tu peux pas parler. T’es le seul qui en a pas de fun des fois. Tu fais jouer une toune, est en train de scratcher la prochaine pis y faut que tu penses aux 4 prochaines que tu vas mettre. T’entends celle qui joue dans le bar loud as fuck pis l’autre tout croche dans tes headphones pétés pis raboutés avec du tape. C’pas le temps de jaser de l’influence de l’avant-garde Russe dans les affiches créées par Orange Tango à la fin des années 90 mettons. C’est quoi donc que je veux dropper après la prochaine là? Fuck. M’en rappele déjà pu. Faut pas que tu perdes le fil comme dirait Bashung. Pis j’te parle même pas des demandes spéciales incongrues. J’va laisser ce paragraphe-là à ton imagination pis à mes autres amis dj. Ça me tente même pas d’embarquer là-dedans. Ça aurait été trop facile d’écrire mon papier juste sur ça. Mais chus déjà passé à d’autre chose. J’ai pu l’goût d’être dj.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que j’ai fais ça pour me faire connaître, continuer à être connu. L’après Gatineau tsé veux dire. (C’est une manière pour certains musiciens de retarder l’inéluctable fait qu’ils finiront has-been.) Que j’y ai mis tant d’énergie et d’amour dans le but de me bâtir une réputation pis que dans le fond, personne sait vraiment chus qui pis personne vient jamais me vraiment me voir mixer anyway. «— T’as-tu un following mon homme si tu veux que je t’engage? »  « -Non monsieur, personne vient me voir. »J’existe même pas quand chus en train de mixer! Les barmen savent même pas mon nom de dj. Ils m’appelent soit « Hey DJ! » ou ben donc « Éric ». Connaissent pas mon nom de famille non plus. Ça sait même pas c’est quoi Gatineau ou ben donc Cargo Culte. Personne sait chus qui. Chus un iPod ostie! J’ai travaillé fort pour devenir quelqu’un dans ce milieu-là, une sommité en somme. J’ai juste réussi à faire danser une couple de guirdas pis de poudrés qui se sont même pas souvenus de moé une fois qu’ils sont rentrés dans le taxi à 3 heures du matin. Pis même encore, ça dansait juste le temps de se filmer en selfie. Une fois le cell fermé, c’est fini pu d’fun. J’ai pu l’goût d’être dj.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que ça a pas d’allure que de passer tous ses vendredis pis ses samedis soirs à la même place tout le temps. Ça a pas de sens  de se détruire la santé à s’intoxiquer avec plusieurs bouteilles géantes de Red Bull en une nuitte pour tenir le coup ou se sentir dans le coup. J’ai jamais fait de poudre en mixant, mais c’est tout comme m’a t’dire! Y a pas que l’intoxication qui m’a tué, mais le fait de ne jamais pouvoir rien allé voir d’intéressant. Ton band préféré vient en ville? C’est sûr qu’il vient pas un lundi soir quand t’as rien. Ben non! Il vient que les soirs où t’es derrière tes SL 1200. Fais que tu manques tout ce qui se passe, tout ce qui passe. J’ai raté Osheaga avec New Order pis The Cure à cause de ça. C’est mes deux bands cultes après les Beastie pis Sonic Youth. Par contre, t’as donc l’air de connaître ça toé la musique parce que t’es dj, mais dans le fond tu connais rien pantoute. Tu vois rien. T’as pas le temps. T’es pas là. Tu peux pas. Faut que tu mettes des tounes que t’écouterais pas sinon pour d’autres monde à place. Ça fait 4 ans que je suis pas allé voir de show! J’ai manqué les bands qui ont le plus comptés dans ma vie parce que j’étais trop occupé à faire jouer des tounes poches d’artistes de bas de gamme, mais dans le vent, mais qu’on aura oubliés dans deux ans. Des rappeurs qui sortiront probablement jamais d’album de leur vie. Avant je suivais ce qui se passait en ville, les artistes, les shows, les albums, dans les journaux. Mais j’ai fini par arrêter. Quand t’es à diète, tu rentres pas dans les fast food de manière incongrue pour checker le menu juste pour le fun.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que je me suis fait une blonde. Parce que je viens de réapprendre l’amour. Que je sais maintenant c’est quoi me lever à 7h30 un dimanche matin pour allé faire zazen. Mes vendredis soirs je les passe avec Huriel, Gab, Simone pis Élie pis surtout ma blonde qui me les a présentés. Je chille pis regarde passer le temps et construis quelque chose au lieu d’être le seul sobre silencieux au milieu d’une gang de monde saouls qui se crient par dessus la tête sur une musique assourdissante. Parce que j’en peux plus de devenir sourd de jour en jour. C’est rendu que je parle super fort pis que j’entends tout croche quand le monde me parle. Me su scrappé les tympans à vie pour un p’tit crisse de 150$ par soir. Pis ça, c’est avant que je déduise le 40$ de taxi pour partir pis revenir. C’est être peu payé pour finir par pu rien entendre. Bref, astheure, je sais de quoi à l’air le soleil quand l’aube frappe par la fenêtre pis que je me lève préparer le déjeuner à ma blonde. Le vendredi dorénavant, c’est moi qui sort. J’va voir La la Land avec elle après qu’on soit allé manger des Bim bim bap. C’est beau un samedi soir quand t’as le temps de le consommer lentement, que t’as quelqu’un à qui tenir la main au lieu de ton crisse de crossfader. Le dimanche, je peux partir à bécyke à Terrebonne voir mes parents, avoir une discussion avec du monde, être éveillé pis en forme. Enfin je ne me sens plus seul. Je suis entouré et j’ai des buts et j’ai l’énergie et le temps de les réaliser.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que j’ai réappris c’est quoi écouter de A à Z Disintegration de The Cure en vinyle, Genesis par Genesis de Mama jusqu’à It’s Gonna Get Better pis que j’aime ça en crisse. J’ai réappris à écouter des albums parce que ça me tente vraiment d’les jouer pis quand j’ai le goût. J’ai remis mes vinyles de Fugazi sur ma table. La semaine passée, j’ai droppé les 4 faces de Station Of The Crass sur mes 2 SL 1200 à maison. Me su assis en silence pour écouter. Crisse de chef-d’oeuvre! Feeding of the 5000 itou. J’ai remis mon coat avec des studs pis des patches de Rancid, de Sub Hum Ans pis d’Operation Ivy que j’ai cousu moi-même. Des fois ma blonde me met du Céline Dion. Elle chante toutes les paroles pis moé j’y fais des danses comiques dans le salon. Pis la joke est que j’aime peut-être plus écouter ça que le dernier Drake que chus donc censé tripper dessus parce que chus un dj hip-hop. J’ai vu de la profondeur dans du Céline Dion mon homme que j’avais pas entendu depuis un bout tellement que chus habitué d’écouter de la marde de force. J’ai réappris à passer des soirées à chiller sans devoir penser à pratiquer, sans avoir à choisir les tounes qu’on va écouter. Dans le char, je choisis jamais c’qu’on va entendre. C’est elle, la DJ. J’apprends à découvrir le choix des autres sans imposer les miens qui dans le fond sont toujours imposés eux-mêmes par le Billboard du moment. Je peux pas perdre de temps à écouter autre chose que ce que chus censé mixer. Dans cuisine, je me suis branché un p’tit crisse de radio cheap à 20 piasses que j’ai trouvé dans un sac de poubelle dans ma ruelle en fin de semaine passée en promenant ma chienne pis j’écoute Chom FM all the way avec. Ça a pas rapport avec ce que je mixe habituellement. Mais ça me fait tellement de bien d’écouter une toune sans songer à la sampler peut-être, à si je pourrais bien la mixer, comment je la mixerais, où est le break down pis tout c’est affaires-là qui sont des déformations professionnelles qui font que tu peux pas écouter une toune juste pour le plaisir d’écouter une toune. J’écoute. Rien de plus. Ça fait du bien d’enfin pas « travailler » en écoutant de la musique. Pis c’qui joue à Chom FM, c’est des affaires qui ont comptées pour moé dans ma vie pis qui continueront longtemps à compter comme du Nirvana, du Beck, du Sonic Youth, du Beastie, du Van Halen, du Rush pis du Tragically Hip. Des affaires avec lesquelles j’ai découvert la musique, me suis forgé une identité. Je réapprends à écouter de la musique pour les bonnes raisons pis sans raison particulière.
J’ai pu l’goût d’être dj. Parce que chus en amour. Pis que l’amour, ça prend du temps. On doit y mettre de l’énergie. Pis que l’amour, si tu y mets assez du tien, ça peut durer plus longtemps qu’une toune dans le top 40 et que ça vaut la peine de faire en sorte que. J’ai été tout seul pendant 4 ans parce que j’étais dj la fin de semaine. Maintenant, je vais plus mixer parce que le vendredi je suis avec celle que j’aime. Ma blonde que j’ai rencontré pendant que je mixais au Major Tom un soir d’automne de l’année passée!
Astheure la fin de semaine, on sort à taverne le Cheval Blanc. Elle boit sa bière de micro-brasserie pis moé mon traditionnel Pepsi. On joue à un jeu qu’elle a instauré entre nous. Le premier qui dit le nom du band pis le titre de la toune qui se met à jouer. Elle gagne à tout coup.

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Trip de tête – Distorsion Psych Fest

Trip de tête – Distorsion Psych Fest

À sa 2è édition, le festival d’allégeance psychédélique surfe encore sur le succès de sa première édition, tenue à cette occasion à l’alors tout nouveau Matahari Loft et à “l’ancien” Esco. Preuve que ses organisateurs avaient vu juste dans l’élaboration de sa programmation, la majeure partie du festival 2017 à dû déménager ses activités à la fameuse Église de l’enfant-Jésus, plus vaste que le Matahari mais qui devrait quand même avoir la vibe “space” de rigueur pour un festival psych.

Une étiquette aux ramifications de plus en plus étendues, le psych prend ici une dimension plus cérébrale et marie des formations autant rock qu’electro, qui partage néanmoins un état d’esprit d’exploration sonore et stylistique apte à nous faire voyager sans à peine bouger les pieds.

Si quelques noms se passent de présentation, tel We Are Wolves, Crabe ou Yonatan Gat, l’affiche du festival présente également des noms avec un certain buzz comme Wizaard ou Avec le soleil sortant de sa bouche et d’autres qui piquent notre curiosité comme Ellemetue (nouveau projet de Mingo l’Indien des Georges Leningrad) ainsi que Acid House Ragas, un side-project de Rishi Dhir (Elephant Stone).

Le surprenant Marché Psychédélique installera son souk également à l’église, qui fut pendant longtemps l’hôte de l’Expozine (entre autres) mais avait dû suspendre cette partie d’activités pour cause de travaux. Ce marché marque le retour de l’endroit dans le circuit. Yeah.

Même si le festival a pris de l’ampleur, ce n’est pas une raison pour oublier ses racines. Distorsion conclura donc le week-end avec un dernier trip au tout nouvel Esco, avec des tacos à $1 et Fet.Nat comme point final d’un festival qui s’annonce “trippy” à souhait.

Horaires et billets – www.distorsionpsychfest.com

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