C’est nous autres les Kings #8 – Rudy Caya

C’est nous autres les Kings #8 – Rudy Caya

Photo – Louis-Philippe Lafrenière




Avec comme prétexte le show des Vilain Pingouin et leur intronisation au Panthéon du Rock’n’Roll québécois, on s’est rendu dans le quartier Ste-Rose à Laval pour y rencontrer sa figure de proue depuis 30 ans, Rudy Caya. Comme on connaissait un peu l’homme, et qu’il a plus vraiment besoin de se vendre comme avant, on a eu droit à du pur Rudy sans censure et l’heure en sa compagnie valait le déplacement. Voici la version légerement éditée de cette rencontre, on s’excuse du bruit ambiant et le top 40 qui se faufile parfois au travers de la conversation mais le résultat final est quand même pas mal. Bonne écoute.

C'est nous autres les kings #8 - Rudy Caya

par Papineau


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Le procès de Vilain Pingouin

Le procès de Vilain Pingouin

2016 marque le 30e anniversaire de la formation de Vilain Pingouin et même si on aura sûrement droit à quelques spectacles plus commémoratifs au courant de l’année, le groupe, sous la gouverne de son leader Rudy Caya, a plutôt choisi de souligner la chose avec un concert thématique qui sera consacré à la partie plus vindivicative de son répertoire.

Intitulé Le Grand Procès des Vilains, le spectacle se veut une charge à fond de train contre le pouvoir, les consensus confortables et autres dérapages de l’histoire, petite ou grande, qui constituent  une non négligeable, mais néanmoins méconnue part de la discographie du groupe.

Plus engagé que plusieurs de ses collègues, Vilain Pingouin a présenté dès son premier album des pièces qui allaient au-delà de l’anecdote, abordant des sujets comme le suicide, l’apartheid, la guerre et la politique. Porté par des succès populaires comme Le Train et Les belles années, cet album allait tout rafler au Gala de l’Adisq de 1991, propulsant les ventes à un niveau vertigineux pour un groupe rock au Québec.

Loin de vouloir répéter la recette, Vilain Pingouin durcira graduellement le ton et concentrera ses efforts sur le public chez qui résonnait particulièrement cette approche moins consensuelle. 30 ans plus tard, Vilain Pingouin demeure ce qu’on peut appeler un pur et dur. Lucide, mais à peine cynique, Rudy Caya est toujours animé d’une rébellion admirable qui ne semble pas avoir fléchi depuis ses débuts. Philosophe quant à sa relation avec l’industrie de la musique et serein avec la trajectoire de son band à travers celle-ci, il aborde la suite en regardant en avant, en mettant sur pied différents projets qui le gardent vivant, en disant ce qu’il a à dire, sans censure et sans regret.

Comme il est rare dans l’histoire du rock’n’roll au Québec qu’un groupe connaisse une telle longévité tout en demeurant pertinent, sans perdre ses racines et qui, grâce à son succès, a signifié pour beaucoup un exemple du retour en force du rock francophone au Québec dans les années 90, le Musée du Rock’n’roll profitera de l’occasion pour introniser Vilain Pingouin aux côtés des Hou-Lops, Voivod et Aut’Chose au sein du Panthéon du Rock’n’roll québécois.

Plusieurs autres surprises sont prévues pour la soirée, avec quelques invités comme Hugo Mudie des Sainte-Catherines et Oscar Souto d’Anonymus. Le tout au Petit Campus à Montréal le 13 janvier 2017.

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